Catégorie

Scandales académiques genrés

Science | Affiché 152 fois | Publié il y a 1 mois


Un (autre) scandale secoue le monde des publications académiques, cette fois-ci celui des sciences sociales. Trois articles entièrement bidon ont été soumis et publiés, dans les pages de revues reconnnus d’éditeurs commerciaux (Springer et Taylor & Francis dans le cas présent).

Un des articles suggérait que dresser les hommes comme des chiens réduirait la violence sexuelle. « Les parcs à chiens sont des boîtes de Petri pour la culture du viol canine », affirme Helen Wilson, auteure fictive de cette étude publiée en mai dans la revue Gender, Place & Culture.

Un abonnement institutionnel à cette revue coûtera pourtant 2630 $ US en 2019 (3400 $ Can). On s’attendrait à mieux, car on ne parle pas ici d’éditeurs prédateurs au sens commun du terme, lesquels sont connus pour publier n’importe quoi et son contraire sans aucune révision ni sens critique. La revue en cause (celle de l'histoire des chiens et de la culture du viol) a même un facteur d'impact de 1,594.

Les deux autres articles sont de la même eau : « Un des papiers analyse pourquoi un homme se masturbant en pensant à une femme sans son consentement commet une agression sexuelle. Un autre est une réécriture féministe d'un chapitre de Mein Kampf. » (La Presse)

Les trois auteurs, qui ont soumis leurs papiers sous des noms d'emprunt, « entendaient prouver que la communauté académique dans ces domaines était prête à embrasser n'importe quelle thèse, du moment qu'elle contribuait à dénoncer la domination des hommes blancs. » (La Presse) Oulala! Voici une affirmation de nature à embraser certains segments des médias sociaux...!

Pour en savoir plus :

--

Photo : Pixabay, licence CC0